Argumentaire pour le maintien de Bergson.
La sécurité : En choisissant de fermer Bergson, les décisionnaires mettent en danger les enfants. Ceux-ci devront désormais traverser les deux axes routiers principaux de Montigny: l'avenue Nicolas About et l'avenue de l'Europe (qui, de surcroît à la particularité d'être coupée en son milieu par une voie autonome d'autobus). Le trafic sur ces axes routiers est d'une très grande densité. Nous nous sommes rendus à plusieurs reprises sur place, afin de nous confronter à la réalité que les enfants devront affronter. Le constat est sans appel ! Les décideurs ont-ils suivi la même démarche et évalué les conséquences de leur choix ? Sûrement pas, sinon ils ne prendraient pas une telle décision qui mettra en danger les élèves. Il faut mentionner le fait aggravant que la plupart des enfants scolarisés sur Bergson n'avaient aucune route à traverser pour se rendre au collège (l’accès étant piétonnier pour beaucoup), pour les autres il n'y avait qu'une seule voie secondaire à traverser.
Le changement sera donc très conséquent.
Du point de vue de l'équilibre des quartiers, de l'aménagement harmonieux du territoire de la commune de Montigny, la simple observation de la situation sur Montigny se passe de commentaires.
La forte concentration d'établissements au nord de la ville, au détriment du quartier de
la Sourderie ne se justifie pas.
Cinq écoles primaires se retrouveront désormais sans collège de proximité.
Des données fausses ont servies de point d'appui à la réflexion : une des plus criantes est l'affirmation selon laquelle au contraire du collège des Prés présenté comme le parfait exemple de « mixité sociale » ( ce que nous ne contestons pas, Bergson était un établissement abritant des populations privilégiées ce qui fut traduit dans des courriers de
la FCPE , bien intentionnée à notre égard par la mention de collège « bourgeois »
Etonnés, nous avons épluché les professions des parents et il ressort que Bergson est l'exemple parfait de la mixité sociale puisque ¼ des élèves sont issus de milieux favorisés, ¼ de milieux intermédiaires, ¼ d'employés et d’ouvriers et ¼ de familles en situation plus difficile.
Malgré ces réalités incontestables, le document de délibération soumis au conseil général fait état de cette différence entre Bergson et les Prés. Par contre la situation de Giacometti n'est pas abordée.
D'ailleurs, le cas de Giacometti est éludé au motif que c'est l’établissement le plus récent.
Mais des dépenses importantes ont été engagées ces deux dernières années au collège Bergson, notamment pour la construction d'un préau que l'on attendait depuis plus de 20 ans. Serait-ce de l'argent dilapidé? Ou serait-ce au moment de la construction de Giacometti que l'argent des contribuables aurait été employé à la légère?
Quand le projet de délibération proposant la fermeture de Bergson mentionne que «bien entendu la question a été entrevue dans le cadre élargi des communes avoisinantes » , c'est une contre vérité qui contredit les propos sans cesse tenus, y compris dans la presse par M. Le Quiller qui a réaffirmé à qui voulait l'entendre que le problème se posait à Montigny et qu'il devait être réglé à ce niveau. Ce qui est évidemment une démarche particulièrement aberrante pour un Conseil Général dont la hauteur de vue et la compétence se situe naturellement au niveau plus large du département. La demande sans cesse renouvelée des fédérations de parents d'élèves sur cette question n'a trouvé aucune réponse.
L'argument selon lequel on ferme le plus petit établissement ne tient évidemment pas quand on regarde la sectorisation des collèges sur Montigny et que l'on observe que pour nourrir le nouveau collège en élèves on est venu les chercher jusque sous les fenêtres du collège. Les enfants, habitant en face de Bergson (à quelques dizaines de mètres) sont affectés à Giacometti. On peut aussi ajouter que la différence n'est pas énorme, et qu'en 2001 encore, la sectorisation a été revue au bénéfice de Giacometti alors que des rumeurs de fermeture commençaient déjà à circuler.
L'historique des faits présentés dans le projet de délibération est surprenant, l'histoire a purement et simplement été réécrite... en réalité.
Le projet de délibération fait état de la construction de quatre collèges 600 sur Montigny.
La perte de 400 élèves pendant les cinq dernières années doit selon le Conseil Général se traduire mécaniquement par la fermeture d'un collège. C'est ce que nous contestons !
Nous affirmons, avec force, l'intérêt des petites structures.
En terme de proximité des élèves, de suivi, de constitution d'équipes pédagogiques homogènes et soudées, de disponibilités d'espaces, de maîtrise des problèmes de violences scolaires. Pour avoir connu le collège Bergson à 600 élèves dans un encadrement solide et le collège aujourd'hui autour de 300, il n'y a pas de comparaison : les petites structures sont un moyen efficace de diminuer de façon extraordinaire les violences, les incivilités... les élèves ne sont plus perdus dans la masse, mais des individualités clairement identifiées. L’actualité, nous montre encore, la nécessité d’une présence forte d’adultes dans les collèges.
On ne peut affirmer d'un côté vouloir améliorer les conditions de scolarisation des élèves et dès qu'une possibilité s’ouvre, y renoncer pour de simples calculs de quotas. Ce sont des économies à courtes vues qui nient ce qui est le plus important à nos yeux : la mise en place de meilleures conditions d'études.
Nous nions qu'il faille fermer le collège pour réaliser des économies.
En effet, la délibération affirme que l'équipement sera après désaffectation, attribué au service public. Ce seront donc bien toujours les citoyens qui paieront la notre de l’entretien et du fonctionnement de ces locaux... Puisque ce sont les citoyens qui paient la note ne serait-il pas plus démocratique de tenir compte de leur avis pour savoir comment utiliser leurs contributions. Pourquoi décider à leur place et surtout décider à priori que c'est l'offre scolaire qui doit être diminuée?
Précisément, ce qui est particulièrement choquant dans le projet de délibération du Conseil Général est que celui-ci affirme qu'il y a eu un long processus de négociation. C'est un mensonge pur et simple ! Certes il y a eu des rencontres... mais jamais à l'initiative des autorités. Dans leur coin, les différentes fédérations de parents d'élèves unies se sont concertées et ont obtenu, à leur initiative un certain nombre de rencontres dans lesquelles elles ont toujours défendu et affirmé le même point de vue : la nécessité de traiter le problème de façon plus large et de profiter de la question posée pour revoir la sectorisation à l'échelle du bassin. Ce point de vue n'a jamais été pris en compte et a toujours fait l'objet d'un net refus. Les professeurs et agents du collège n'ont jamais été contactés par les autorités, jamais été associés à une quelconque réflexion. Les professeurs du collège Bergson ont découvert l'urgence du problème pour eux lorsqu'en septembre 2006, suite à la mobilisation des Prés, le Conseil Général, changeant son fusil d'épaule, a envisagé sérieusement la fermeture de Bergson. Les collègues ont alors obtenu courant octobre une rencontre avec M Dupont, Inspecteur d’Académie, et le 27 novembre ils ont été entendus lors d'une réunion de
la CDEN qui a pris sa décision le 30 novembre.
Cette décision ne peut pas être acceptée, ni par les personnels du collège, ni par les parents, ni par les habitants du quartier car elle surgit de façon précipitée.
Il faut prendre une décision et puisqu'on ne peut pas fermer les Prés, que le moratoire n'est pas accepté, alors fermons Bergson !.... Pourquoi tant de précipitation ? Franchement, comment croire que cette solution proposée aujourd'hui soit la bonne alors qu'elle vient en troisième intention dans les projets du conseil général?
Nous craignons que la même précipitation qui a prévalu dans la construction du collège Giacometti, se reproduise mais à l'envers cette fois à l'encontre du collège Bergson. :même imprécision des données qui servent de repères, même flou entourant les raisons réelles...
Les chiffres sont-ils vraiment fiables ? Les arguments qui sont pris en compte pour Guyancourt et ignorés pour Montigny. Le projet de délibération, toujours lui fait état des projets d'urbanisme sur Guyancourt et prévoit une hausse de population scolaire de 10%, mais sur Montigny une opération est déjà en cours et elle va se prolonger, plus de 8 hectares de quartier nouveau à proximité du collège
La Couldre mais curieusement on entrevoit pas une hausse de la population scolaire. La partie des élèves qui, quittant Bergson, sera scolarisée sur
la Couldre continuera t'elle à pouvoir être accueillie sur
la Couldre quand les programmes d'urbanisation seront finis? Autant de questions qui sont occultées!
Enfin Les habitants du quartier sont furieux et ont du mal a accepter le déni de démocratie que constitue la décision prise à l'unanimité des voix exprimées lors de
la CDEN du 30 novembre 2006. Un référendum effectué dans le quartier du collège Bergson vous persuaderait que les 100% de voix obtenues pour la fermeture de Bergson ne représentent pas l'avis des citoyens.
Ce divorce aussi manifeste entre l'opinion publique et les édiles qui les représentent constituent un risque grave de contestation de la démocratie représentative.